
Que peut faire le monde des affaires pour accélérer la mise en œuvre de l'égalité des sexes ?
La parité hommes-femmes est essentielle au bon fonctionnement de toute entreprise… mais un déséquilibre existe dans presque tous les secteurs d’activité.
PAR JAMES HARKNESS / EXPERT, À LA UNE, PARLONS AFFAIRES / 24 JANVIER 2018
L'année dernière, le scandale Weinstein a mis en lumière l'ampleur du harcèlement sexuel à Hollywood, et les membres du « Boys Club » ont été mis en cause. Plus récemment, les producteurs de « Tout l'argent du monde » ont essuyé de vives critiques après que Mark Wahlberg a perçu 1 500 fois plus que sa partenaire Michelle Williams pour les reshoots. Les femmes ayant dominé le box-office américain, avec les trois films les plus rentables de l'année à l'affiche, cet exemple flagrant d'inégalité salariale a suscité l'indignation. Si une prise de conscience semble se profiler à Hollywood, l'impact culturel durable reste à prouver.
Bien sûr, l'inégalité des sexes ne se limite pas à Hollywood ; elle existe aussi dans le monde des affaires. En Australie, les femmes gagnent 22 % de moins que leurs homologues masculins occupant un emploi à temps plein. De plus, elles restent sous-représentées dans les domaines des sciences, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) ainsi qu'aux postes de direction, malgré les preuves que l'égalité des sexes est un atout pour les entreprises. Dans ce contexte, pour son article « Parlons… d'égalité des sexes », Dynamic Business a posé la question suivante à 27 leaders d'opinion :
« Que peut faire le monde des affaires pour accélérer l'égalité des sexes ? » LUCY WILKINSON - DIRECTRICE GÉNÉRALE - KABLAMO :
« La parité hommes-femmes est essentielle à la réussite de toute entreprise… mais un déséquilibre persiste dans presque tous les secteurs d'activité, un déséquilibre particulièrement marqué dans le secteur technologique. Travaillant dans ce domaine, malgré l'arrivée sur le marché du travail d'un nombre croissant de femmes diplômées en technologies, le ratio hommes/femmes que je rencontre lors d'événements sectoriels et dans le cadre de mes relations avec les clients reste alarmant.
Chez Kablamo, nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux pour recruter davantage de femmes au sein de l'entreprise. Le principal obstacle réside dans la forte demande de femmes hautement qualifiées ; il est donc difficile de trouver et d'attirer ces talents. » Les cabinets de recrutement peinent à nous fournir le nombre de candidates que nous visons, et nous devons constamment leur rappeler nos directives.
« En interne, nous investissons du temps et des efforts dans notre processus de recrutement direct, en nous efforçant de rencontrer au moins 50 % de candidates chaque fois que cela est possible, tout en veillant à recruter le candidat idéal pour le poste, notre culture et nos clients. Alors que le nombre de nos collaboratrices ne cesse d'augmenter, il est clair que cet investissement en temps, en efforts et cette approche réfléchie commencent à porter leurs fruits. »








